La Lettre de l'Economie Sociale
n° 1289
Semaine du 3 au 9 juillet 2008
La mutualité française s'est réunie en assemblée générale le 6 juin 2008, à Paris. Les délégués mutualistes ont décidé d'engager une large concertation sur une réforme en 15 objectifs de l'organisation fédérale. Elle doit permettre à la mutualité de mieux affronter l'évolution de la protection sociale dans les années à venir. Des réunions interrégionales se tiendront à l'automne pour donner la parole à toutes les mutuelles et unions.
Mutualité Française :
Quinze objectifs pour une réforme
1. Clarifier les missions respectives de chacune des composantes du mouvement, Fédération comprise
2. Elaborer la stratégie globale d'un développement mutualiste cohérent et efficace, tenant compte de l'évolution des mutuelles, des regroupements et des alliances extérieures.
3. Permettre à tous les grands groupements et à un maximum de mutuelles du Livre II d'être représentés dans l'une des instances fédérales.
4. Réaffirmer le principe d'organisation de la Mutualité. Conserver la majorité aux mutuelles santé.
5. Restreindre le nombre des membres des instances de décision dans un souci d'efficacité.
6. Intégrer les nécessités de Priorité santé mutualiste et de l'organisation des Ssam en filières.
7. Prendre en compte toutes les activités des groupements : santé, retraite, prévoyance, gestion des Ssam, missions fédérales et fédératives.
8. Simplifier, rendre plus lisible et maîtrisable le montant des cotisations. chaque cotisation doit correspondre à un service identifiable.
9. Structurer et renforcer le rôle politique des unions régionales. Etre en cohérence avec l'organisation régionale des politiques de santé 3.
10. Dynamiser les différents échelons du mouvement : parler d'une même voix et faire ensemble.
11. Accroître la crédibilité et la cohérence du mouvement
12. Prendre des mesures pour que les instances soient plus représentatives des différentes composantes de la société.
13. Renforcer la présence de la Mutualité au Conseil économique et social (CES) et aux Conseils économiques et sociaux régionaux (CESR).
14. Prendre des décisions mais aménager l'application de ces décisions en fixant des délais d'application de trois ans maximum.
15. Renforcer l'engagement de la Mutualité au niveau européen et international.