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Articles relatifs à l'économie sociale en Lorraine, en France, ...
parus dans divers journaux, sur divers sites :

 

Du 27 / 01 / 2005

 

Le thème du petit déjeuner :

 Ce petit déjeuner a eu lieu le 27 janvier 2005 il avait pour objectif de croiser le thème de l’économie solidaire à celui de l’environnement. En effet, les réglementations interrogent de manière nouvelle le recyclage des déchets et produits en fin de vie[1]. Les deux expériences suivantes nous permettent de comprendre comment la valorisation des déchets peut être couplée à des démarches d’insertion sociales et professionnelles à partir des interventions de :

¨      Madame Véronique LETAN : éco-conseillère à la ville de Haguenau (67)

¨      Monsieur Jean Marie GASPARD : administrateur de SITELUX (Belgique).

 

Le déroulement du petit déjeuner :

 Mme LETAN a rappelé la genèse de la valorisation et réduction de l’enfouissement des déchets de gros volume par la mise en place d’un service de « recyclerie »[2] sur les déchetteries en Alsace du Nord. Le projet est parti du constat du peu de valorisation des objets déposés dans les déchetteries. [3] La réflexion a été conduite en particulier entre les élus et la communauté EMMAÜS .

La « recyclerie » est l’aboutissement d’un important travail de concertation avec les acteurs locaux. Ce travail a prolongé une proposition existante sur Haguenau. Les acteurs ont saisi l’opportunité de « Agenda 21 » et ont répondu à l’appel à projets lancé en 1997 par le ministère de l’aménagement du territoire et de l’environnement.

La mise en œuvre a été confiée à l’association d’insertion APOIN. Un technicien a été recruté pour encadrer des CES ou CEC intervenant en amont de la déchetterie. C’est ce qu’on appelle la « recyclerie ». Ils accueillent le public venant se défaire d’objets et les aident à trier ce qui est retraitable. Une partie des objets récupérés sont livrés à la communauté Emmaüs. Une autre partie tels les canapés, les sommiers … hors d’usage, seront démantelés sur place et réorientés selon les filières de valorisation adéquates. Le bois non-traité est taillé et mis à disposition comme bois de chauffage. Un des objectifs est de « réparer plutôt que de jeter » car comme le souligne Guillaume Goubert[4], beaucoup d’appareils ou de meubles abandonnés aux déchetteries sont facilement réparables.

Après une période d’adaptation entre les agents de la « recyclerie » et ceux de la déchetterie, ces 2 activités se complètent et le rôle des uns et des autres est compris et accepté. Les collectivités qui ont imaginé ce dispositif l’ont fait à budget constant. Aujourd’hui, un équilibre est trouvé entre les collectivités, le gestionnaire privé des déchetteries, les partenaires associatifs. Si certaines personnes ayant bénéficiées du dispositif d’insertion ont pu retrouver du travail, le statut de CES reste le point faible du dispositif.

 

La présence d'un témoin venu de Belgique permet d'ouvrir le débat en présentant des expériences développées dans un contexte conceptuel et institutionnel différent. En effet, M. Gaspard a présenté le contexte particulier de la province du Luxembourg Belge où l’économie sociale est très présente dans le secteur du recyclage des déchets, secteur à haute intensité de main-d’œuvre. Le projet part de la volonté de créer des emplois durables. Ici, le recyclage devient le vecteur de création d’emplois. Un important et complexe dispositif intègre plusieurs structures sous divers statuts relevant toutes de l’économie sociale. Le projet est caractérisé par la complémentarité. Ainsi, les déchets forestiers sont retraités en plaquettes de bois alimentant le chauffage des logements sociaux gérés par une des structures. Les Centres provinciaux d’aide sociale sont les principaux clients des objets –meubles, électroménager- remis en état.

L’agencement s’articule entre un volet non-marchand intégrant une forte dimension formation et un volet marchand, la coopérative SITELUX[5]. Il s’agit de différencier ce qui peut assurer son autonomie financière de ce qui relève de la mobilisation de dispositifs publics. Le tout revendique une attache forte et volontariste aux valeurs de l’économie sociale. Au-delà du problème de l’emploi, nos voisins belges ont créé un système intégré qui va de l’organisation de la collecte à la valorisation et la revente des biens ayant retrouvé un usage.

 

Le débat a permis d’apprécier les différences dans les 2 approches présentées. Les invités ont manifesté leur intérêt à mener un travail de concertation avec une vision large de la problématique. Les réglementations en vigueur et les dispositifs se mettant en place en vue de mieux gérer les déchets incite à prendre la question à bras le corps et à favoriser les solutions non lucratives en prenant appui sur les outils de l’économie sociale. Les participants entendent intégrer cette question à la réflexion autour du développement durable.

 


[1] Voire en annexe 10 l’article de la revue Alternative Economique concernant la gestion des déchets

[2] Voire en annexe 11 le document intitulé « la recyclerie »

[3] Voire en annexe 12 l’article « tri des déchets et insertion par l’économique » relatant d’autre expériences concernant le tri des déchets

[4] Voire en annexe 13 le dossier « l’économie sociale est à la pointe du recyclage. »

[5] Voire en annexe 14 le document de présentation de SITE Lux