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Du 20 / 11 / 2003
Le premier petit déjeuner de l’économie sociale a eu lieu le jeudi 20 novembre dans les locaux du Val de Fensch à Hayange. Cette initiative, née d’une collaboration entre ELIPS, VALOPREST, la Chambre Régionale de l’économie sociale de Lorraine, la Communauté d'Agglomération du Val de Fensch, le Contrat de Ville de l'agglomération Thionvilloise, la MACIF et le Service Public de l'Emploi, vise à favoriser la rencontre entre des acteurs de l’Economie sociale, des élus, des administrations, des étudiants du bassin d’emploi de Thionville et à encourager l’émergence de nouveaux projets créateurs d’emplois et d’activités sur le bassin. Ce petit déjeuner a débuté à 8h30 et a permis au public, venu nombreux, d’approfondir ses connaissances des Sociétés coopératives d’intérêt collectif dans une ambiance très conviviale.
Après une présentation de l’association ELIPS et des raisons qui l’ont poussée à organiser ces petits déjeuners, la MACIF, représenté par Joël Grosjean, a présenté les intentions des organisateurs. Le déroulement de ces petits déjeuners permet de confronter théorie et pratique en permettant à un professionnel de s’exprimer suivi d’un éclairage juridique et technique susceptible de permettre une meilleure compréhension du public. Il a alors présenté les 2 invités, Mme MAUCOURT et M. JACQUES.
Michel Jacques, Président Directeur Général de la SCIC « les Ateliers de l’Amance » en Haute Marne, expose, conjointement avec son associé, le fonctionnement de sa structure. Il a décidé de transformer son association en coopérative s’occupant d’une Friperie, d’espaces verts, de travaux de Bâtiment. Habitant à Soyer, petit village totalement isolé, cette entreprise aurait pu être confrontée à de lourdes difficultés financières. Cependant, ses prix compétitifs lui permettent d’obtenir une part de marché. Monsieur Michel Jacques insiste surtout sur la démocratie au sein de sa SCIC. En effet, selon le principe « un Homme=Une voix », cher à l’économie sociale, chaque membre, quel que soit sa position hiérarchique, a le même poids lors des réunions. Cette particularité de l’économie sociale se retrouve au niveau du statut de la SCIC et permet un fonctionnement harmonieux.
Pour éclairer ce témoignage, Marie-Madeleine Maucourt, directrice de l'Union régionale des sociétés coopératives de production entreprises, livre au public une définition de ce nouveau statut pour ensuite en décrire la spécificité. De forme privée et d'intérêt public, la Scic est une nouvelle forme d'entreprise coopérative qui permet d'associer celles et ceux qui, salariés, usagers, bénévoles, collectivités territoriales ou tous autres partenaires publics ou privés, veulent agir ensemble dans un même projet de développement local. Elle possède un statut de société commerciale Sa ou Sarl et, en tant que telle, fonctionne comme toute entreprise soumise aux impératifs de bonne gestion et d’innovation. Cependant, elle peut également recevoir des subventions comme une association et doit obéir aux règles de l’économie sociale dans son fonctionnement interne. . Elle éclaire le propos de Michel Jacques sur la démocratie en expliquant la répartition du pouvoir sur la base du principe 1 personne = 1 voix avec possibilité de constituer des collèges permettant de pondérer les voix selon des règles approuvées en Assemblée Générale, l’implication de tous les associés à la vie de l’entreprise et aux décisions de gestion, ainsi que le maintien des résultats dans l’entreprise sous forme de réserves impartageables qui en garantissent l'autonomie et la pérennité. Marie-Madeleine Maucourt insiste sur la dimension d'utilité sociale de la Scic. Son intervention claire et structurée a permis d’éclairer le public sur un certains nombre de détails techniques.
Les intervenants ayant répondu aux questions du public, Joël Grosjean de la MACIF conclut le petit déjeuner en annonçant la tenue de la prochaine rencontre en janvier autour du thème de la mobilité. Il invite cordialement les participants à s’y rendre.